Combien de femmes perdent la vie à cause de la violence ?
Au Canada, seul l'Ontario possède un comité d'étude sur les décès dus à la violence familiale. Le comité fait partie du Bureau du coroner en chef de l'Ontario et a le mandat d'aider le Bureau du coroner dans ses enquêtes sur les décès liés à la violence conjugale, ainsi que de faire des recommandations visant à prévenir d'autres décès dans des circonstances similaires et à réduire la violence conjugale en général.
Les membres du Comité ontarien d'étude sur les décès dus à la violence familiale possèdent de l'expertise en violence conjugale et travaillent dans les services policiers, le système judiciaire, le secteur des soins de santé, les services sociaux ou d'autres agences ou organismes de sécurité publique.
Comme le montre le tableau 1, en Ontario, entre 2002 et 2005, il y a eu 113 incidents de violence conjugale avec décès : 148 décès dont 99 femmes, 9 enfants et 48 hommes. Chez les hommes, la majorité des décès étaient des suicides (après avoir commis les homicides).
| Année | Incidents | Décès | Femmes | Enfants | Hommes |
| 2005 | 31 | 38 | 29 | 1 | 11 (11 décès de l'agresseur) |
| 2004 | 29 | 38 | 24 | 1 | 13 (11 décès de l'agresseur) |
| 2003 | 25 | 29 | 23 | 1 | 9 (8 décès de l'agresseur) |
| 2002 | 28 | 43 | 23 | 6 | 15 (11 décès de l'agresseur) |
| Total: | 113 | 148 | 99 | 9 | 48 (41 décès de l'agresseur) |
63 p. 100 de ces cas étaient des homicides, 25 p. 100 des homicides suivis d'un suicide, 10 p. 100 des tentatives d'homicide-suicide et 2 p. 100 des tentatives d'homicides et des homicides liés à un incident de violence conjugale.
95 p. 100 des victimes étaient des femmes et 95 p. 100 des agresseurs étaient des hommes. Dans 33 p. 100 des cas, les victimes avaient été poignardées et c'est ce qui avait causé le décès.
Quarante-sept incidents ont été analysés entre 2002 et 2006 :
- Dans 81 p. 100 des cas, il s'agissait de couples séparés ou en instance de séparation.
- Dans 77 p. 100 des cas, il y avait un historique de violence conjugale.
- Dans 68 p. 100 des cas, les membres de la famille, les amies et amis et d'autres personnes de l'entourage considéraient que l'agresseur était déprimé.













